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Chapitre V 2) L’enfant et l’éducation sexuelle

L’éducation sexuelle d’un enfant se réalise à partir de considérations et d’ exemples de multiples supports et de situations qui peuvent être utilisés dès que l’enfant est en âge de marcher (stade anal). L’enfant a de multiples activités au travers desquelles il appréhende la réalité d’une manière qui lui est propre. Parmi ses occupations il en est une définie comme la recherche du plaisir érotique sensuel. A chaque étape de sa vie jusqu’ à sa mort, l’être humain ne pense rien, n’ éprouve rien, ne fait rien qui ne provienne pas de la recherche du plaisir. Or l’un des aspects de l’image que l’enfant a de son corps est « l‘image érogène », qui soutient le corps engagé dans la recherche de son complément : « Il n’est pas de vie saine sans vie sexuelle saine, et inversement, il n’ y a pas de vie sexuelle saine chez un individu malade ou névrosé ». C’est cette « vie sexuelle saine » qui permet au sujet de ne pas être enfermé dans son corps et donc de pouvoir rencontrer l’autre par le corps (1). Cependant l’ activité érotique physiologique n’est qu’un aspect de la vie sexuelle. Le deuxième volet est le comportement affectif vis à vis de l’objet « d’ aimance », qui lorsqu’il est absent donne lieu à des fantasmes où cet objet d’aimance intervient. De l’étude de ces fantasmes peut être évalué l’âge affectif de l’individu et le comment de sa sexualité. Mais quel que soit le niveau de cette activité sexuelle, il s’ y meut une lame de fond affective grâce à des sentiments qui correspondent à un objectif conscient ou inconscient de cette activité  : «  Et le but de toute éducation (…), est l’utilisation de la libido de l’individu de manière à ce qu’il se sente heureux et que ce bien-être subjectif s’accorde avec celui des autres, et même le favorise au lieu de l’entraver (… ) c’est l’énergie libidinale, dérivée de ses buts sexuels, qui anime toutes les activités de l’individu » (2).  Éduquer un enfant à la sexualité c’est essayer de créer des situations favorables qui mettent en jeu l’image qu’il a de son corps parmi les corps des autres. Si le schéma corporel est réel, physio-biologique de l’expérience immédiate « en quelque sorte notre vivre charnel au contact du monde physique » (3), le corps de l’image du corps est lui – un pur canal relationnel -. Cependant schéma corporel et image du corps se rejoignent dans cet univers du narcissisme indispensable à la survie (le narcissisme fondamental décrit par F. Dolto) et où le désir de vivre souffle dans les voiles des fonctions végétatives et psycho-physiologiques. L’une des caractéristiques de l’image du corps est dite « dynamique » en ce qu’elle se parle en termes de « projet », en termes de « désir d’être et de persévérer ». A la différence des trois autres caractéristiques de l’image du corps (Image de base – Image fonctionnelle – Image érogène), l’image dynamique (qui noue les trois autres), n’a pas de représentation propre. Elle est tension d’ envie, tension de but, tension de volonté, tension d’aboutir, elle est comme un désir locomoteur qui va vers l’ accomplissement de lui même (4). L’image dynamique du corps représente donc le corps en tant qu’il révèle et motorise («m’autorise ») le désir. A chaque étape de sa vie jusqu’ à sa mort, l’être humain ne pense rien, n’éprouve rien, ne fait rien qui ne provienne pas de la tension de son intention : le désir. Les seuls moments de repos, de répit, lors desquels on peut parler d’ un particulier « repos du guerrier » ou d’une bienfaisante « pulsion de mort », sont les moments de suspension du désir en quête de sa satisfaction. Le moteur du désir de l’être humain doit régulièrement être éteint : « ça fait du bien quand ça s’arrête », « souffler », « déconnecter », « débrancher » (5). Une autre manière de le dire : la « pulsion de mort » est source de rééquilibrage de tout le métabolisme de l’être humain car c’est dans le sommeil profond ou dans l’orgasme que cette absence à soi-même, régénère notre santé de la cause aux effets (6). Pour corroborer cette fonction de ressource fondamentale de la vie grâce aux pulsions de mort, cette idée de Freud – nous présente la naissance comme un trop radical changement d’état, qui ne se supporte tout au long de la vie que parce que l’on peut, très régulièrement, quitter ce monde pour retourner dans le sommeil et y retrouver notre état d’isolement impassible – et donc confirme ce qu’énonce F. Dolto (7). Les appuis théoriques sélectionnés ici pour soutenir notre conception de l’éducation sexuelle de l’enfant, sont destinés à mettre en évidence l’importance de l’épanouissement sexuel par la relation d’amour dans le bonheur de l’adulte. Dépourvu d’une sexualité régulièrement épanouie par des orgasmes en communion avec l’autre (de préférence), ainsi que des nuits d’un sommeil profond (tant mieux s’ il a lieu dans les bras de cet autre amoureux), l’adulte a malheureusement peu de chances d’être heureux (pour le moins « bien dans sa peau »). Il semble évident que leur entente conjugale intime est très importante au moment où les deux parents qu’ils sont devenus, doivent éduquer sexuellement leur enfant (et ne pas attendre que ce soit fait sauvagement à l’école ou par la nurse…).

Marie-Chantal

« (1) F. Dolto – L’image inconsciente du corps – Seuil – 1984 – p. 57

« (2) F. Dolto – Psychanalyse et pédiatrie – Rôle de la sexualité dans le développement de la personne » – 1976 – Seuil – p. 57/58

« (3) F. Dolto – L’image inconsciente du corps – Seuil – 1984 – p. 18

« (4) F. Dolto – L’image inconsciente du corps – Seuil – 1984 – p. 86

« (5) Quand nous avons épuisé nos forces de désirant, il faut bien que nous les retrouvions : c’est dans les pulsions de mort qu’elles se ressourcent parce que le sujet s’éclipse et qu’il n’a plus à assumer les tensions et les jeux du désir. Pendant ce retrait, les pulsions de mort perdurent. Il faut toujours demander : pulsions de mort de quoi ? Des désirs du sujet, médiatisés par le corps : de désirs qui émanent de lui vers autrui ou de ceux qu’il reçoit. ». F. Dolto – Séminaires de psychanalyse d’enfants – Tomme 2 – Collaboration J.F de Sauverzac – Seuil – 1985 – p. 157.

« (6) Je pense que la mort réelle, ce n’est pas du tout les pulsions de mort, c’est même tout le contraire. Les pulsions de mort sont un aspect du désir – lequel s’exprime par pulsions de mort et pulsions libidinales, actives et passives -, un désir qu’il n’y ait plus de sujet de son désir sexuel. C’est à dire que nous sommes soumis aux pulsions de mort autant qu’aux pulsions de vie. Les pulsions de vie prévalent pendant tout le temps de notre veille, et les pulsions de mort affleurent dans le sommeil profond. Elles affleurent également dans l’orgasme, à l’acmé du plaisir, là où le sujet s’abandonne et qu’il ne sait plus qu’il est sujet (…). Heureusement qu’elles existent, sans quoi nous nous épuiserions. Le désir nous épuise, mais nous récupérons grâce aux pulsions de mort. Le sujet du désir épuiserait l’être humain, si ce dernier ne se reposait pas sur son image de base, sur son narcissisme fondamental, en abandonnant la notion de son existence, et en tombant dans le sommeil profond qui limite sa participation à l’être, sans notion d’avoir, ni de pouvoir, à conquérir ou à défendre ». F. Dolto – Séminaires de psychanalyse d’enfants – Tome 1 – Collaboration L. Cadalguès – Seuil – 1982 – p. 163.

« (7) C’est ainsi que la naissance représente le passage du narcissisme se suffisant à lui même à la perception d’un monde extérieur variable et à la découverte d’objets : il résulte de cette transition trop radicale que nous ne sommes pas capables de supporter pendant longtemps le nouvel état créé par la naissance, que nous nous en évadons périodiquement, pour retrouver dans le sommeil notre état antérieur d’impassibilité et d’isolement du monde extérieur ». S. Freud – Essais de psychanalyse – Payot – Paris – 1977 – p.159.

 

 


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