UN SOUVENIR DU CERVEAU BIEN FAIT

LE SOUVENIR POUR POUVOIR OUBLIER

Ce que je partage aujourd’hui est que le souvenir est pour moi le socle de l’oubli. Le cerveau bien fait n’essaye pas d’effacer pour faire comme si rien ne s’était passé, il statue sur son souvenir au lieu de le refouler. Le cerveau bien fait sertit son souvenir en pleine lumière comme il invite son démon en pleine nuit. Pendant que je peignais cette femme, avait lieu la retransmission des assises du massacre des Tutsis sur France Culture. Ce n’était pas prévu. Selon mon humeur ou bien j’écoutais France Culture ou bien j’écoutais de la musique.

LE SOUVENIR DE LA HONTE

La date et l’heure de ces heures difficiles pendant que je peignais, sont écrites derrière la toile et je ne m’en souviens plus d’autant que j’ai offert ce travail à une association caritative de la principauté de Monaco, donc je ne peux plus vérifier que c’est peut être dans les années 2003/4. Mon partage est que le souvenir de ces gens qui témoignaient lors du procès leur donnait les moyens de passer un cap pour dépasser la misérabilité affective dans laquelle ils avaient du vivre jusque là pour enfin pouvoir se tourner vers le futur sans pour autant être purgés.

SOUVENIR DE LA HONTE

« ESCLAVE »

OIL ON CANVAS 95 X 130 cm

Le clic du souvenir

Le souvenir de mes émotions ce jour là pendant que je peignais était celui de la honte. Bouleversée, outrée de partager le chagrin de ces témoins et assassins qui s’effondraient à la barre les uns après les autres, enregistrés à jamais dans les ondes de France Culture, je n’ai pas fui, j’ai continué de peindre le souvenir de la honte et du remords. Ce que je pense est que nous marchons sur le chemin de la vie et que le souvenir quand il survient est un panneau de direction, à prendre ou à éviter mais essentiel pour avancer vers l’avenir. On n’efface pas un panneau de direction, on le regarde.

Marie Chantal

I share today is that the memory for me is the base of oblivion. The good brain not trying to erase as if nothing had happened, he decides on his memory rather than suppress it. The good brain crimped his memory in full light as he invites his demon at night. While I was painting this woman, was held retransmission of the seats about Tutsis massacre on France Culture. It was not planned. Depending on my mood or I listened France Culture or I was listening to Music-. The date and time of those difficult hours while I painted, are written behind the canvas and I do not even remember it that I offered this job to a charity Association of the Principality of Monaco, So I can not verify that it may be in the 2003/4 years. My share is that the memory of those people who testified during the process gave them the means to pass a course to overcome the emotional miserability in which they had the live until then to finally be able to look to the future without being purged. The memory of my emotions that day while I was painting was one of shame. Shocked, outraged to share the grief of those witnesses who collapsed at the bar one after the other, recorded forever in France Culture broadcast, I did not run away, I continued to paint the memory of shame and remorse. What I think is that we walk the path of life and the memorie of each day when it occurs is a direction sign, to take or avoid but essential to move forward. We can’t delate a sign of direction, we do look it.


Laisser un commentaire